Peugeot 508: elle a mangé du lion

(Paris, le 27 mars 2018)

Présentée au salon de Genève, la berline haut de gamme du constructeur français affiche de fortes ambitions : faire aussi bien que les allemands et bousculer les codes.

En l’absence de DS, c’est Peugeot qui portait les couleurs du Premium sur le salon de Genève. Et la marque au lion n’a pas manqué cette opportunité. Même si la précédente version ne manquait pas d’élégance et « faisait le job », à l’image d’une Talisman chez Renault, la nouvelle 508 marque une rupture. La marque a choisi de s’écarter de la berline pour adopter la ligne plus seyante du coupé 5 portes de type « Fastback » comme une Audi A5. Plus basse, plus agressive aussi avec un regard plus acéré, et une nouvelle signature lumineuse, la 508 donne le sentiment de croquer à la fois la route et la concurrence.

Pour rivaliser avec le Premium germanique, il fallait de la technologie. De ce point de vue, la grande Peugeot fait le plein d'aides à la conduite. Elle reprend notamment la vision de nuit étrennée par la DS7 (détection d'obstacles par infrarouge à plus de 200 m, au-delà de la portée des phares), ainsi que le régulateur de vitesse adaptatif (ACC) qui peut être couplé avec l'aide au maintien de la position dans la voie de circulation. On retrouve par ailleurs des équipements désormais bien répandus comme le freinage automatique d’urgence de dernière génération (qui détecte les piétons et les cyclistes, de jour comme de nuit, jusqu’à 140 km/h), l'alerte de risque de collision, l'alerte active de franchissement involontaire de ligne, l'alerte d’attention conducteur par caméra, la commutation automatique des feux de route, la reconnaissance étendue des panneaux (vitesse, mais aussi stop et sens interdit) et le système actif de surveillance d’angle mort. A noter que, comme chez BMW par exemple, le stationnement est désormais entièrement automatique, avec le "Full Park Assist" qui demande simplement d’appuyer sur un bouton, le système gérant tout seul la direction, l'accélérateur et le frein pour entrer et sortir d'une place.

Au passage, la 508 adopte aussi l’i-Cockpit, avec un volant compact, un grand écran tactile HD capacitif de 10 pouces de large et un combiné tête haute à dalle numérique haute résolution de 12,3 pouces. Le SUV 5008 en bénéficie déjà, avec le même pack Amplify qui permet de flatter les sens et de proposer des massages. Mais, la nouveauté sur la 508 est que le i-cockpit permet aussi d'agir sur les fonctions dynamiques de la voiture, notamment le contrôle de l’amortissement (quand on opte pour la suspension pilotée), via le sélecteur de mode de conduite (ECO/Sport/Confort/Normal). La connectivité est au niveau de ce qui se fait sur le marché, avec la triplette d’interfaces MirrorLink/CarPlay/Android Auto, le GPS connecté et la recharge par induction du smartphone.

Du côté des moteurs, la 508 va recevoir la nouvelle boîte EAT8. Le passage à 8 rapports était un prérequis sur ce segment de marché. La commande de boîte (électrique et à impulsions) est plus moderne et conforme à ce qu'on trouve chez la concurrence. Mais, pour le moment, les moteurs ont beau être de dernière génération (BlueHDI 130 à 180 ch, PureTech de 180 et 225 ch), leur puissance est trop limitée par rapport aux canons du Premium. Peugeot prévoit une version hybride rechargeable couplée avec l'essence, à l'automne 2019.

La grande Peugeot devrait séduire les chefs d’entreprise et les grands rouleurs. Les plus pressés opteront pour la série limitée First Edition, élaborée sur la base de la finition GT, et livrable à partir du mois d’octobre. Elle donne droit en plus à un casque audio signé Focal.

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(Paris, le 27 mars 2018)

Présentée au salon de Genève, la berline haut de gamme du constructeur français affiche de fortes ambitions : faire aussi bien que les allemands et bousculer les codes.

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