Autopartage, covoiturage, bientôt dans l'entreprise ?

Vous avez certainement entendu parler des nouvelles formes de mobilité qui petit à petit se font une place dans notre société. Mais la voiture en libre-service, par exemple, a-t-elle un avenir en entreprise ?

Partager son véhicule de fonction ?

Le lancement très médiatisé d’Autolib à Paris a jeté un coup de projecteur sur la mobilité partagée ; pourquoi ne pas faire la même chose au travail, où l’on sait qu’un grand nombre de véhicules de fonction reste inutilisé 80 % du temps ? Fort de ce constat, Arval par exemple propose aux entreprises des véhicules garés directement dans leurs parcs de stationnement, disponibles pour des déplacements professionnels et bientôt personnels. La location, à l’heure, est ouverte 24 h/24 et 7j/7 grâce à un système automatisé accessible sur l’intranet de chaque entreprise cliente.

Rouler moins cher ?

L’Oréal, Airbus, se sont laissés séduire, confiants dans la fiabilité et le moindre coût du système, l’autopartage pouvant être – sur le papier – jusqu’à 30 % moins coûteux que la LLD. Dans le cadre d’une utilisation professionnelle, c’est l’entreprise qui reçoit la facture (tarif moyen : 3,50 €/h + 0,25 €/km) ; lors d’une utilisation privée, c’est au salarié de régler le montant de la location (forfaits de 2 € pour l’heure du déjeuner, 6 € pour la soirée, 35€ pour un week-end).

Les constructeurs automobiles s’y mettent

Après une phase d’observation, les constructeurs automobiles se lancent à leur tour dans ces nouvelles formes de mobilité : PSA propose «Mu by Peugeot », une offre de mobilité à la carte ; VW, BMW ou Chrysler annoncent des systèmes d’autopartage ; GM s’intéresse à des techniques de location entre particuliers, mais pour l’instant aucune grande entreprise n’a encore appliqué à grande échelle le concept du « bureau partagé » à sa flotte automobile.

Seriez-vous prêt ?

Il faut dire que de nombreux cadres se sentiraient sans doute « dépossédés » de leur véhicule mais aussi de leur statut ; quid également des questions de responsabilité, d’entretien, de logistique, car une fois le déplacement terminé, le véhicule doit être ramené sur le parking de départ dans des temps impartis. Les mentalités changeront-elles assez vite pour rendre acceptable cette nouvelle approche dans de brefs délais ?