CO2 et autres polluants

(Paris, le 8 mars 2013)

Automobile, CO2 et effet de serre

L'augmentation du CO2 dans l'atmosphère influence l'accroissement de l'effet de serre et contribue au réchauffement de la planète. Associé au méthane, au protoxyde d'azote, à la vapeur d'eau, le CO2 absorbe une partie du rayonnement infrarouge émis par le soleil et l'emprisonne dans l'atmosphère, rompant ainsi le fragile équilibre qui nous permet de vivre dans des conditions acceptables.

Réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) devient une priorité mondiale. Un premier protocole a été établi à Kyoto en 1997. Ratifié par 55 pays, il est entré en vigueur en février 2005. Aujourd'hui, 172 pays l'appliquent, mais pas encore les Etats-Unis, le plus gros émetteur de CO2. L'accord de Copenhague de décembre 2010 prendra la succession du protocole de Kyoto à partir de 2013.

La Commission Européenne, le Parlement et le Conseil se sont accordés, fin 2008, sur un compromis qui prévoit d'étaler sur la période 2012-2015 l'effort demandé aux constructeurs pour ramener la moyenne des émissions de CO2 des voitures, par paliers, à 120 g en 2015 (130 g devant être obtenus par la seule technologie moteur, les 10 g supplémentaires grâce aux équipements comme les pneumatiques ou encore les carburants) et à 95 g/km en 2020. Des pénalités financières sont prévues en cas de dépassement (à noter : la moyenne européenne atteignait 140 g/km en 2010). En ce qui concerne les VUL, le Parlement a approuvé une limite d'émissions fixée à 147 g/km d'ici 2020. La moyenne des émissions des VUL neufs devra passer de 200 à 175 g/km entre 2014 et 2017.

polluants

 

Emissions CO2

Réduire les gaz polluants à l'échappement

Le CO2 n'est pas tout : l'automobile émet également des polluants atmosphériques : monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures imbrûlés (HC), monoxyde d'azote (NO), oxyde d'azote (NOx), dioxyde d'azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2), composés organiques volatils (COV) et particules (PM).

Des réglementations successives ont imposé une réduction drastique des émissions polluantes. Le régulateur européen, au travers des normes Euro, se concentre aujourd'hui sur la diminution des émissions de NOx et de particules.

En effet, les normes d'émissions Euro fixent les limites maximales de rejets polluants pour les véhicules neufs roulants. Leur objectif est de limiter la pollution atmosphérique due au transport.

Les trois générations de normes européennes pour les véhicules légers Euro 1 (1992), Euro 2 (1996) et Euro 3 (2000) ont eu un impact sensible sur les émissions des véhicules commercialisés dans l'Union et ont ainsi contribué à une forte réduction des pollutions locales. La norme Euro 1, qui correspond à l'arrivée des pots catalytiques pour les voitures à essence, a marqué le début d'une tendance constante vers l'amélioration des performances. La norme Euro 4 "Automobile" est entrée en vigueur le 1er janvier 2005. Tous les véhicules produits après cette date émettent en gros deux fois moins de polluants que les véhicules soumis à la norme Euro 3.

Si ces normes doivent être encore abaissées pour continuer à limiter les émissions des véhicules neufs, on estime que les véhicules les plus anciens (20% du parc automobile) sont encore responsables de 60% des émissions polluantes. Le renouvellement du parc s'effectuant sur un temps de rotation de 25 à 30 ans pour les voitures, il faut toujours un temps de latence avant qu'on puisse observer les effets des normes sur l'environnement.