La voiture autonome simple comme Volvo

(Paris, le 16 novembre 2015)

L’interface homme-machine (IHM) va jouer un rôle essentiel dans l’acceptation de la conduite automatisée. C’est ce qu’a compris Volvo, le constructeur d’origine suédoise, qui a choisi un mode intuitif.

Le groupe automobile (qui a été racheté en 2010 par le chinois Geely) planche depuis plusieurs années sur la voiture autonome. En 2013, il présentait déjà un système d'assistance automatique pour éviter un cycliste et travaillait également sur la conduite automatisée en convoi. 

Cette fois, Volvo n’a pas cherché la complication. Quand il est possible d’activer le Pilotage Automatique IntelliSafe, par exemple sur une voie rapide ou une voie bien délimitée par le marquage au sol, les palettes situées sur le volant se mettent à clignoter. Le conducteur n’a plus alors qu’à appuyer dessus pour laisser l’électronique prendre le contrôle. La conduite et la supervision sont déléguées au véhicule.

Et pour quitter ce mode ? Lorsque la conduite autonome n’est plus disponible, le système incite le conducteur à reprendre la maîtrise du véhicule. Un compte à rebours de 60 secondes s’affiche sur le tableau de bord.

Cette interface sera appliquée en 2017, quand les véhicules autonomes du programme Drive Me (une centaine au total) seront déployés à Göteborg.

Actuellement, les constructeurs et équipementiers réfléchissent aux IHM les plus adéquates. Les solutions privilégient en général un bouton pour activer le mode autonome. La reprise en main est plus délicate, entre le délai de 10 secondes pour reprendre le volant, le mode dégradé et l’arrêt sur le côté en cas de non-réponse. C’est la raison pour laquelle les expérimentations sont si utiles.