Open-source: une solution pour la voiture connectée?

 

 

(Paris, le 13 mai 2016)

La bataille de la voiture connectée n'est pas seulement une affaire entre Apple et Google. Les constructeurs misent sur Linux pour concevoir des terminaux plus sûrs et compatibles avec un maximum de standards.

Depuis 2009 l'alliance GENIVI, créée à la base par BMW et Intel, fait la promotion de l’utilisation du logiciel libre dans le multimédia, plutôt que de se marier avec un standard propriétaire. Au fil des années, elle s'est enrichie de nombreux membres, dont le groupe PSA qui a suivi cette initiative dès le démarrage et s’est même investi à la tête de l’organisation.

Renault en fait aussi partie et a même convaincu Nissan d’adopter sa technologie pour les futurs systèmes d’infotainment. C’est ainsi qu’à terme, les terminaux connectés du groupe seront basés sur de l’open source, de Dacia à Infiniti. Le consortium GENIVI regroupe à la fois des constructeurs, des équipementiers et des fournisseurs de solutions logicielles. Au total, GENIVI compte à ce jour environ 140 entreprises membres.

Les premières applications sont déjà sorties sur le marché. On peut citer par exemple le système de navigation de la BMW i3 (qui depuis s’est décliné sur la Mini et la Série 1). Il y a eu aussi des produits installés chez Hyundai, Jaguar Land Rover, Suzuki, ou encore  Volvo. Plus récemment, le groupe PSA a intégré une première brique de GENIVI au sein de la navigation connectée de la DS5. Ce GPS combine à la fois les services de TomTom et une reconnaissance vocale intégrée qui facilite la saisie des adresses.

La plateforme basée sur Linux est compatible avec CarPlay ou Android Auto, selon le souhait des marques. Mais, elle peut aussi prendre en compte bien d’autres protocoles.