DS3 Crossback: la compacte Premium à la française

(Paris, le 18 juin 2019)

Premier modèle de la jeune marque DS, la DS3 est encore au catalogue. Pourtant, bien qu’ayant été réactualisée, elle a pris un coup de vieux avec la DS3 Crossback dont la ligne est beaucoup plus moderne et décline une audace stylistique inaugurée sur la DS7 Crossback. Elle attire d’ailleurs les regards dans la rue. Cette nouvelle venue dans la gamme, que l’on peut qualifier de SUV compact, joue la carte du design et de la technologie.

Il est vrai que la DS3 Crossback propose des fonctions ou équipements que l’on trouve rarement sur ce segment de marché. C’est le cas par exemple de ses poignées de portes affleurantes (un emprunt à Tesla et à la Jaguar i-Pace), qui sortent automatiquement des portières pour faciliter l’accès à bord quand on approche de la voiture avec la clé dans la poche (dans un rayon d’1,5 m), ou avec un smartphone doté de l’application MyDS. Elles se rétractent de la même façon quand on s’éloigne du véhicule, tout en verrouillant les accès.

Une autre caractéristique est sa technologie d’éclairage Matrix LED (que l’on trouve aussi chez Audi et Opel). Les projecteurs permettent d’adapter le faisceau lumineux en fonction de l’environnement. Mais c’est surtout à l’intérieur que ce nouveau modèle fait la différence. On retrouve en effet la plupart des équipements de la DS7 Crossback, comme par exemple le DS Drive Assist. Ce système de niveau 2 permet de gérer la direction, l’accélération et le freinage, en lien avec un radar et une caméra embarqués. La DS3 Crossback est ainsi maintenue dans la voie et peut adapter automatiquement son allure, jusqu’à l’arrêt complet et le redémarrage dans les bouchons sur voie rapide. Le freinage automatique d’urgence en ville vient compléter la panoplie sécuritaire.

Ce modèle propose aussi un affichage tête haute sous la forme d’une lamelle (qui peut s’escamoter à la demande). Les informations (vitesse à respecter, consignes de navigation, aides à la conduite) sont projetées en couleur dans une bonne définition. A l’usage, elle s’avèrent très utiles. Le cockpit est quant à lui numérique. On peut personnaliser l’affichage du tableau de bord (5 modes différents) et un écran de 10,3 pouces en format HD vient agrémenter la planche de bord. C’est une réplique de ce que l’on trouve aussi à bord de la DS7 Crossback, sachant que la console centrale reprend aussi la même structure. La recharge du smartphone par induction et la réplication des menus sur grand écran (CarPlay, Android Auto), de même que les services connectés, font partie des prestations devenues incontournables.

Du coté des motorisations, la version essence PureTech 155 ch avec boîte automatique à 8 rapports (EAT8) procure de belles sensations. Mais, les gestionnaires de parcs privilégieront plus certainement les versions 100 ch, aussi bien en essence qu’en diesel BlueHDI. A noter que la DS3 Crossback se déclinera bientôt dans une version 100 % électrique. Attendue au second semestre, cette version e-Tense proposera une autonomie de 300 km (selon le cycle WLTP). Elle embarquera une batterie de 50 kWh et un moteur électrique de 100 kW. Le point fort vient d’un système de regénération du freinage permettant de récupérer jusqu’à 20 % de la charge en ville, et d’une compatibilité avec les chargeurs rapides jusqu’à 100 kW. Elaborée sur la base de la plateforme CMP, qui est multi-énergies, la DS3 Crossback peut être produite à la demande en mode thermique ou électrique.

Revendiquant 2 000 combinaisons possibles (avec les jantes, teintes de carrosserie et de pavillons), la DS3 Crossback est une offre originale sur le marché. Elle est peut-être un peu trop exclusive, mais c’est une façon de se distinguer avec une touche de modernité.