Par quoi remplacer le gazole ? les alternatives ne sont pas nombreuses

- Le Superéthanol-E85 (15 % d’essence et 85 % d’éthanol) a été lancé en fanfare en 2006, mais sa part de marché est infinitésimale (254 immatriculations en 2014). Pourtant, grâce à un prix moyen de 0,85 €/l environ, la possibilité de déduire 80 % de la TVA et malgré une consommation supérieure au SP95, l’E85 est économiquement intéressant pour les entreprises. L’E85 souffre encore d’une offre de modèles réduite.

- Le GPL est inexistant ou presque depuis l’abandon du bonus qui l’avait stimulé.

- Le GNV ne constitue pas une alternative crédible en dehors de quelques flottes captives roulant au gaz. Et que ce soit pour le GPL ou le GNV, l’offre des constructeurs est devenue très marginale.

- Le véhicule 100 % électrique croît lentement et répond à des besoins ciblés. En revanche, l’énergie électrique utilisée en appoint dans les véhicules hybrides et hybrides rechargeables (essence principalement) est promise à un brillant avenir.

- L’hydrogène en tant que carburant ou utilisé dans une pile à combustible est prometteur, il n’est toutefois pas envisageable rapidement, surtout quand on connaît les difficultés à construire un réseau de distribution d’énergie (cf. le réseau de recharge électrique).

- Il reste l’essence. Les constructeurs font de gros efforts pour produire des motorisations à essence performantes permettant d’équiper des petites et moyennes voitures dont les coûts d’usage se révèlent compétitifs par rapport aux équivalents thermiques mais ces efforts sont freinés par l’inconvénient psychologique et financier de la non-déductibilité de la TVA sur l’essence. En revanche, compte tenu de l’avantage du diesel en matière de consommation, il est peu probable que les constructeurs proposent des motorisations à essence sur les modèles de segment supérieurs taillés pour effectuer de longs trajets.

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