Pourquoi le bioéthanol devrait se développer dans les flottes d’entreprises

(Paris, le 25 novembre 2015)

 

 

En amont de la COP 21, la Collective du bioéthanol * organisait le 24 novembre 2015 à Paris ses 5ème rencontres du bioéthanol sur le thème : « Bioéthanol, quelle contribution à la lutte contre le réchauffement climatique ? ».

Une occasion pour les principaux acteurs du monde de l’automobile, de l’innovation et des pouvoirs publics (deux députés présents) d’éclairer les enjeux de la filière du bioéthanol : une énergie déjà très présente dans l’univers automobile, puisque toutes les essences distribuées en France intègrent déjà du bioéthanol dans leur composition, dans des proportions variables (jusqu’à 5% dans le SP95 et le SP98 ; jusqu’à 10% dans le SP95-E10 et de 65% à 85% dans le superéthanol-E85).

Mais une énergie qui souffre encore de nombreux freins dans le monde des flottes d’entreprises, comme l’a rappelé Bernard Fourniou, président de l’Observatoire du véhicule d’entreprise, et invité de la table ronde « Bioéthanol, une solution pour les carburants ? »

Les véhicules à motorisation essence E85 (autrement appelées « superéthanol ») ne représentent en effet que 34 immatriculations sur les premiers mois de 2015 dans le périmètre entreprises. En cause, une offre de véhicules très limitée (seuls deux modèles sont aujourd’hui disponibles à la vente : la Golf Multifuel et le Grand Cherokee FlexFuel) et un réseau de distribution encore restreint à 700 pompes dans l’hexagone. Pourtant, une enquête réalisée par l’OVE en mars dernier auprès de 300 gestionnaires de flottes montre que 77% d’entre eux seraient prêts à acheter un véhicule FlexFuel. Autre résultat de cette enquête : près d’un gestionnaire sur deux (49%) se dit prêt à adapter ses véhicules essence avec un boitier FlexFuel, dès lors qu’ils seraient homologués (ces boîtiers de quelques centaines d’euros permettent de convertir un véhicule essence classique en véhicule de type FlexFuel). Preuve de l’intérêt des gestionnaires à l’égard de cette énergie.

Quant à l’essence SP95-E10 (une énergie acceptée par tous les véhicules essence immatriculés depuis 2000) Bernard Fourniou a rappelé l’urgence d’une déductibilité de la TVA sur cette énergie, à traitement égal avec le diesel. Une mesure qui donnerait aux entreprises un vrai choix en matière de motorisation, sans porter préjudice aux recettes de l’Etat.

Le monde de l’entreprise constitue donc un relais potentiel de développement pour la diffusion du bioéthanol en France. Une énergie qui rappelons-le contribue largement aux efforts de notre pays en matière de mobilité durable…

 

* La Collective du bioéthanol comprend l’Association Interprofessionnelle de la Betterave et du Sucre (AIBS) et le Syndicat National des Producteurs d’Alcool Agricole (SNPAA). Son objectif est d’informer les professionnels et le grand public sur la filière du bioéthanol.

Légende photo : de gauche à droite, Jérome Bignon (Président de ePure), Bernard Fourniou (président de l’Observatoire du véhicule d’entreprise) et Antoine Weil (directeur marketing chez Volkswagen France).