Flottes automobiles

(Paris, le 1er avril 2022)

Le marché du véhicule d’entreprise est bel et bien rattrapé par l’environnement international et les délais de livraison liés aux approvisionnements en semi-conducteurs et en faisceaux électriques.
Il évolue désormais au même rythme que le marché automobile national, avec un repli des immatriculations de -18,08 % sur les trois premiers mois de l’année, à 178 061 VP + VUL (malgré un jour ouvré de plus par rapport à 2021), selon les statistiques de l’Arval Mobility Observatory.

Le marché entreprise accuse un retard de 39 310 véhicules à la fin du premier trimestre. 

• Le marché entreprise en cumul sur trois mois (Janvier-Mars)

Sur les trois premiers mois de 2022, le marché entreprise affiche un recul de -18,08 % (178 061 VP + VUL), avec un jour ouvré de plus par rapport à 2021 (64/63)
 
Il fait à peine mieux que le marché automobile national, lequel s’établit en repli de -18,8 %, à 456 092 VP + VUL.
 
• Type de véhicules : Les VUL décrochent davantage que les VP sur ce premier trimestre, avec des immatriculations en baisse de -25,29 % (69 407 unités). Les VP affichent dans le même temps un recul de -12,71 % (108 654 unités).
 
• Côté énergies, depuis maintenant plusieurs mois, ce sont les motorisations alternatives qui tirent l’ensemble du marché et, plus particulièrement les 100 % électriques. Sur l’ensemble du premier trimestre, les immatriculations de VP et de VUL électriques progressent de +25,88 % (10 916 unités). Dans le même temps, les hybrides ont vu leurs immatriculations augmenter de 10 % (33 646 VP + VUL). Une croissance liée avant tout aux hybrides simples (+ 14,36 % à 18 914 VP + VUL), alors que les hybrides rechargeables marquent le pas avec une petite progression de + 4,95 % à 14 732 VP + VUL.
 
Les temps sont toujours aussi durs pour les motorisations thermiques avec un nouvel effondrement des immatriculations diesel au premier trimestre (-31,55 % à 92 673 VP + VUL), tandis que l’essence affiche un repli de -9,52 % (37 778 VP + VUL).
 
• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent sur trois mois (VP + VUL inclus) à 21,22 % pour l’essence ; 52,05 % pour le diesel ; 6,13 % pour l’électrique et 18,9 % pour les hybrides.

Si l’on prend en compte uniquement le segment des VP, les parts de marché s’établissent à 30,1 % pour l’essence ; 30,7 % pour le Diesel ; 7,58 % pour l’électrique et 29,31 % pour les hybrides.

• Le marché entreprise en Mars 

Avec le même nombre de jours ouvrés qu’en 2021 (23), le marché entreprise affiche en mars son plus mauvais résultat de l’année. L’activité s’établit en effet en baisse de -24,63 %, avec 64 315 immatriculations de VP et de VUL.
 
• Type de véhicules : les VUL sont à la peine, avec des immatriculations en chute de - 30,65 % (24 912 unités), tandis que les VP reculent de -20,24 % (39 403 unités).
 
• Côté énergies, une seule énergie tire son épingle du jeu : le 100 % électrique, avec des immatriculations en hausse de +24,73 % (4 701 VP + VUL). Toutes les autres motorisations sont dans le rouge, et notamment les hybrides. Une évolution à surveiller dans les prochains mois, compte tenu du poids de cette motorisation dans les parcs d’entreprise jusqu’alors. Les hybrides rechargeables affichent un repli de -7,75 % (5 585 VP + VUL), pendant que les hybrides simples reculent de -6,38 % (6 579 VP + VUL). Le total des hybrides ressort en baisse de – 7 % (12 164 VP + VUL).
 
Quant aux modèles thermiques, ils affichent tous deux des performances en baisse : -38,73 % pour le Diesel (31 462 VP + VUL) et -12,96 % pour l’essence (14 609 VP + VUL).