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Les constructeurs, eux aussi, adoptent la trottinette

 

(Paris, le 19 décembre 2018)

Alors que les députés vont prochainement plancher sur les nouvelles mobilités, dans le cadre de l’examen du projet de loi éponyme, les citoyens ont d’ores et déjà adopté de nouveaux moyens de déplacements. Bien implantée dans le paysage urbain, et plus particulièrement dans les grandes villes, les trottinettes font partie de leur nouvel arsenal. Elles ont tellement de succès que les constructeurs, à leur tour, l’adoptent. Tour d’horizon des principales offres disponibles en concessions.

Peugeot: Première marque automobile à s’être aventurée sur le marché en trottinette, Peugeot a développé la E-Kick dès 2016. A l’époque, la trottinette de Peugeot pouvait se recharger directement dans le nouveau 3008. Aujourd’hui encore, le modèle est toujours à la vente pour 899 € en France.

BMW: Proposée en juillet 2017 par le constructeur allemand, la trottinette électrique BMW Motorrad X2 City défie encore toute concurrence niveau prix en dépassant les 2 000 €. Pensée avec le fabricant de cycle ZEG, la trottinette est capable d’évoluer sur des terrains variés et possède un système d'éclairage avec un feu stop arrière. Niveau autonomie, elle se situe entre 25 et 35 km, suivant l'utilisation qui en est faite.

Ford: En Novembre dernier, Ford annonçait le rachat de Spin, une start-up américaine de trottinette en libre-service, lancée en 2016 à San Francisco. Cette acquisition s’inscrit dans le cadre du déploiement d’une nouvelle division, la Ford Smart Mobility, baptisée Ford X. Cette division ambitionne de faire évoluer le constructeur automobile vers un statut de « fournisseur de mobilité ».

Seat: C’est le dernier constructeur en date à avoir annoncé une initiative dans ce domaine : Seat a présenté début décembre son modèle eXS KickScooter, lors du salon des innovations urbaines, Smart City Expo World Congress à Barcelone. La trottinette en question a été conçue en partenariat avec Segway, il s’agit du modèle ES2, qui se distingue par sa couleur rouge et le logo sur la fourche. Pour garantir plus de sécurité et une meilleure visibilité de nuit, la trottinette Seat a été équipée de freins électriques, d’un régulateur de vitesse, d’un phare à LED, d’un feu stop ainsi que d’un éclairage multicolore sous le plancher. Niveau performance, sa vitesse est limitée à 25 km/h avec une autonomie d’environ 25 km, qui pourra être élargie à plus de 40 km à l’aide d’une batterie additionnelle. La trottinette est disponible en France depuis début décembre, au tarif de 599 €. Tout client du Seat Tarraco peut d’ailleurs la commander en option, avec la possibilité de la recharger directement dans le coffre de la voiture : de quoi inviter les conducteurs à la multimodalité et répondre au besoin du dernier kilomètre.

Les émissions de CO2 repartent à la hausse dans le monde

(Paris, le 7 décembre 2018)

Alors que le débat sur la fiscalité environnementale fait le lit de la contestation des « gilets jaunes » en France, le réchauffement de la planète s’invite de nouveau dans le débat international.

A l’occasion de la COP24, qui ‘est tenue cette semaine à Katovice en Pologne, un rapport du Global Carbon Project a jeté un froid sur la communauté internationale. Après trois ans de quasi-stabilité (2014-2016), les émissions mondiales de CO2 sont en effet reparties à la hausse en 2017 (+1,6 %) et 2018 (de l’ordre de +2,7 %), pour atteindre un niveau historique de 37,1 milliards de tonnes. Cette contreperformance serait essentiellement liée à l’usage intensif du charbon, particulièrement polluant.

Qui sont les fautifs ? Plusieurs pays, dont les consommations de pétrole, de gaz ou de charbon, favorisent ces mauvais résultats. A eux deux, la Chine et les Etats-Unis représentent, par exemple, 42 % des émissions mondiales.

• Premier pollueur de la planète, la Chine (10,3 milliards de tonnes d’émissions), devrait afficher des émissions en hausse de 4,7 %. En 2017, elles étaient déjà en hausse de 1,7 %, en raison de l’usage accru des centrales à charbon, première source d’énergie du pays, et du dynamisme de l’économie.

Les Etats-Unis (5,4 milliards de tonnes) sont, eux aussi, en pleine phase de redémarrage des émissions de gaz à effet de serre. Cette année, une augmentation de 2,5 % est attendue, après une très légère baisse de - 0,5 % en 2017.

• C’est de l’Inde que devrait venir le plus grand péril cette année, avec des émissions de CO2 en forte croissance de 6,5 %. Il est vrai que cette grande nation a relancé sa consommation de charbon…

• Quant à l’Europe, elle est responsable de 10 % des émissions mondiales et devrait enregistrer une baisse minime cette année, autour de - 0,7 %.  

• Et la France dans tout cela ? Elle a repris sa marche en avant, avec des émissions en progression de 2 %, en raison de l’augmentation du parc automobile et du trafic aérien.

Rappelons que pour limiter le réchauffement climatique à l'objectif de 1,5°C fixé par l'Accord de Paris il y a trois ans lors de la COP21, c'est d'une réduction drastique de ces émissions de CO2  dont la planète a besoin, puisqu’il faudrait les diminuer de moitié d'ici 2030 et atteindre un niveau net nul vers 2050 .

 

L'assistant vocal s'invite dans l'habitacle

(Paris, le 4 décembre 2018)

Si les géants du numérique apportent la reconnaissance vocale à bord, grâce au smartphone, les constructeurs développent leur propre assistant.

En seulement quelques années, avec l’arrivée de CarPlay et d’Android Auto, les automobilistes ont pris l’habitude d’utiliser la reconnaissance vocale à bord de leur voiture. Il faut dire que des systèmes comme Siri et celui de Google se montrent généralement plus performants que ceux installés par les constructeurs. L’avantage est aussi d’apporter un pilotage à la voix, même quand le véhicule n’a pas de reconnaissance vocale intégrée.

Après, la stratégie peut différer selon les marques. Par exemple, Ford utilise son système SYNC pour piloter les applications tierces. Et puis, il y a aussi de nouveaux services lancés par des constructeurs. Mercedes a été par exemple le premier à lancer son assistant vocal. Il suffit de dire « Hey Mercedes » pour activer le système. Puis, on lance la commande vocale. On peut par exemple demander quel temps il va faire à Paris ou demander à ouvrir le toit ouvrant panoramique. L’assistant sert aussi à entrer une adresse à la voix dans le GPS ou à envoyer un SMS sans avoir à toucher un écran ou un clavier en roulant. Ce petit génie de poche est proposé à bord de la nouvelle Classe A.

C'est au tour de BMW de préparer l'arrivée d'un tel système, avec la nouvelle Série 3. Il suffira de dire… "Hey BMW" pour activer cet agent personnel. Capable de reconnaître des instructions en langage naturel, il pourra lancer le GPS si on lui dit "ramène-moi à la maison", ou adapter l'ambiance à bord s'il entend "je suis fatigué" ou "j'ai froid". L'assistant va aussi mémoriser les habitudes du conducteur pour anticiper sur ses désirs. A en croire BMW, ce système pourrait même dialoguer avec le conducteur si ce dernier décide d'engager la conversation. Mais, il servira surtout à le prévenir s'il y a un problème (niveau d'huile, pression des pneus). Il pourra aussi lui lire les e-mails et l'aider à se connecter à des conférences en ligne en mode vocal. La marque munichoise précise que son assistant vocal est compatible avec d'autres agents intelligents, comme la technologie Alexa d'Amazon par exemple. Il fonctionnera donc aussi à la maison, sur un haut-parleur, ainsi que sur un smartphone. L’assistant vocal arrivera aussi en mars 2019 à bord des X5, Z4 et Série 8 dans le cadre d'une mise à jour en ligne.

La bonne nouvelle, c’est que les Français ne sont pas en retard. Le Groupe PSA a signé un partenariat stratégique avec Soundhound, une start-up de la Silicon Valley spécialisée dans les technologies d’intelligence artificielle et de reconnaissance vocale en langage naturel. Sa solution sera déployée à bord de la prochaine génération des véhicules du Groupe (Citroën, DS, Opel, Peugeot) à partir de 2020. Une seule commande vocale pourra permettre de régler à la fois, la température, la ventilation et l’orientation de la climatisation. Si l’on en croit les observateurs, ce serait au passage la reconnaissance vocale la plus rapide au monde. Ceci explique sans doute pourquoi Hyundai a choisi également la jeune pousse californienne. Le fait est que l’assistant personnel deviendra sans doute incontournable. Il pourra en effet trouver un restaurant répondant à plusieurs critères (ex. ouvert le dimanche en soirée), activer des fonctions de la voiture ou encore lancer les services connectés. Demain on parlera peut-être à nos voitures comme si on s'adressait à une assistante.

La Tesla Model 3 arrive en France

(Paris, le 20 novembre 2018)

La marque californienne semble avoir résolu ses problèmes de production et de livraison. Les premiers exemplaires de la Model 3 sont désormais visibles dans les succursales en France, mais uniquement en statique.

Qu’on adhère ou non à la marque et à son fantasque PDG, lequel a perdu de sa superbe depuis l’accord passé avec la SEC (le gendarme de la bourse américaine) qui lui a valu de passer le volant à une nouvelle dirigeante, l’australienne Robyn Denholm, le fait est que la Model 3 suscite de l’enthousiasme. Il suffisait de se rendre sur le stand de Tesla, au dernier Mondial de l’Auto, pour voir de nombreux fans – et des clients – se presser autour de cette berline compacte.

Il est désormais temps pour cette auto de se montrer un peu partout en France. Sans surprise, c’est à Paris qu’on peut la voir en priorité. Depuis le 14 novembre, et jusqu’au 29, au show-room de la Madeleine. Elle est aussi visible à Lyon jusqu’au 3 décembre. Elle gagnera ensuite la banlieue parisienne (Vélizy du 1er au 15 décembre, Chambourcy au siège du 5 au 12 décembre, Parly 2 du 13 au 31 décembre) et le reste de la France (Aix-en-Provence du 8 au 15 décembre, Bordeaux-Mérignac du 8 au 22 décembre, Cagnes-sur-Mer du 17 au 22 décembre, Nantes du 22 au 31 décembre).

Pour ceux qui n’ont pas pu se rendre au Mondial, ce sera enfin l’occasion de voir de près et de toucher ce modèle, qui se distingue par son toit en verre panoramique, son intérieur premium et son écran tactile de 15 pouces. Toutefois, la marque précise bien qu’il ne sera pas possible de faire des essais routiers. Et ce, même pour les détenteurs d’une réservation de Model 3, qui bénéficieront pourtant d’un accès prioritaire.

A ce jour, Tesla évoque des livraisons en 2019 (plutôt sur le premier trimestre) et ne communique toujours pas de prix en euros. Mais au moins, il n’est plus nécessaire de se rendre aux Etats-Unis ou dans des salons pour voir le véhicule électrique le plus attendu du moment….

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