Bilan Marché 2020

 

(Paris, le 4 février 2020)

Coup d’arrêt prévisible du marché entreprise en janvier

Sans surprise, les immatriculations de véhicules d’entreprise ont connu un coup d’arrêt sur janvier 2020. La fin de l’année 2019 avait été spectaculaire, permettant au secteur d’afficher une croissance à deux chiffres (+10,4 %) et de signer la quatrième année record consécutive.

En janvier, le soufflé est nettement retombé ; selon les chiffres de l’Arval Mobility Observatory, 60 493 VP et VUL ont été immatriculés, soit un repli de -7,42 % par rapport à la même période de 2019.

Toutefois, même en repli, le marché entreprise résiste mieux que le marché national, dont les immatriculations affichent un repli de -12,7 % sur la même période et -13,4 % sur le seul segment des VP.

La nouvelle grille de malus, l’entrée en vigueur des nouvelles normes européennes CAFE (qui obligent les constructeurs à présenter une gamme émettant en moyenne 95 gr de CO2 par km) et le coup de rabot sur les bonus électriques, contribuent à brouiller la visibilité des entreprises, qui ont au contraire besoin de mesures pérennes pour prendre des décisions les engageant sur plusieurs années.

Type de véhicules : le mois dernier, les VP ont mieux résisté que les VUL, puisque leurs immatriculations ont reculé de -4,41 % à 35 077 unités, tandis que celles des VUL ont fléchi de -11,28 % à 25 416 unités.

• Côté énergies, les motorisations alternatives tirent leur épingle du jeu avec des immatriculations en très forte hausse pour l’électrique (+81,38 % à 2 289 VP + VUL) et un bilan très favorable également pour les hybrides (+ 83,33 % à 4 211 VP + VUL).

Cette envolée des immatriculations (alors même que les bonus à l’achat d’électriques ont été divisés par deux) pousse mécaniquement les parts de marché de ces motorisations propres. L’électrique passe à 3,78 % de part de marché tandis que les hybrides frôlent les 7% (6,96%).

Cette forte progression des immatriculations électriques est toutefois à relativiser et devra être confirmée dans les prochains mois pour marquer un vrai changement de tendance. En effet, avec l’entrée en vigueur des normes CAFE, les constructeurs ont eu la tentation de bloquer les livraisons en fin d’année, afin d’afficher des normes proches de 95g de CO2 par kilomètre début 2020 et d’êtres ainsi « dans les clous » de la nouvelle règlementation.

L’essence est en tout cas la grande perdante du mois, avec un repli des immatriculations de -15,16 % % à 10 785 VP + VUL. Cette motorisation baisse à la fois sur les VP (-14,05 % à 9 694 unités) que sur les VUL (-23,92 % à 1 091 unités).

Le diesel enregistre aussi un mauvais mois de janvier avec une chute des immatriculations de -12,09 % (43 090 VP + VUL). Aucun segment n’est épargné, avec un recul de -11,30 dans les VUL (23 542 unités) et de -13,01 % dans les VP (19 548 unités).

• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent fin janvier (VP + VUL inclus) à 17,83 % pour l’essence, 71,23 % pour le diesel, 3,78 % pour l’électrique et 6,96 % pour les hybrides, dont 4,91 % pour les hybrides non rechargeables.