Bilan Marché 2020

 

(Paris, le 1er Juillet 2020)

Un semestre dans le rouge pour le véhicule d’entreprise

Malgré les mesures de relance en faveur de l’automobile annoncées par le président Macron le 26 mai dernier, le premier semestre 2020 reste très négatif pour le marché entreprise. Les immatriculations sur l’ensemble des six premiers mois affichent un recul de -32,69 % (avec un jour ouvré de plus par rapport à 2019), à 303 995 VP + VUL, selon les statistiques de l’Arval Mobility Observatory.

• Le marché entreprise en cumul sur six mois (Janvier-Juin)

Sur les six premiers mois de 2020, le marché entreprise affiche un recul inédit de -32,69 % (303 995 VP + VUL).

En comparaison, le marché automobile national s’établit, lui, en baisse de – 37,31 % à 890 972 unité, avec un jour ouvré de plus par rapport à 2019 (124 contre 123).

Type de véhicules : Les VP ont davantage souffert que les VUL de la crise de la Covid-19 et de l’arrêt de l’économie. Les immatriculations de VP s’établissent en baisse de -34,07% (175 031 unités), tandis que pour les VUL, le repli est de -30,73 % (128 964 unités).

• Côté énergies, les motorisations alternatives sont les seules à tirer leur épingle du jeu au premier semestre. Les hybrides voient leurs immatriculations progresser de +46,56 % (22 362 VP + VUL), grâce notamment à une explosion des immatriculations de modèles hybrides rechargeables (+122,89% à 8 597 VP + VUL).  Quant à l’électrique, cette motorisation signe aussi un semestre en hausse : +8,72 % (11 509 VP + VUL).

A l’inverse, les motorisations thermiques enregistrent un premier semestre noir, avec un effondrement des immatriculations essence de -41,43 % (59 005 VP + VUL), tandis que le diesel recule de -35,14 % (210 449 VP + VUL).

• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent sur six mois (VP + VUL inclus) à 19,41 % pour l’essence ; 69,23 % pour le diesel ; 3,79 % pour l’électrique et 7,36 % pour les hybrides.

Si l’on prend en compte uniquement le segment des VP, les parts de marché s’établissent à 30,48 % pour l’essence ; 52,21 % pour le Diesel ; 4,83 % pour l’électrique et 12,38 % pour les hybrides.

• Le marché entreprise en Juin

Malgré un jour ouvré de plus par rapport à 2019 (21 contre 20), l’accélération de la sortie du confinement et plusieurs mesures gouvernementales de soutien à la filière (augmentation des bonus, aide à l’achat des hybrides rechargeables), le marché entreprise n’a pas réussi à refaire totalement son retard en Juin.  L’activité s’est toutefois bien redressée puisque les immatriculations n’affichent plus qu’une baisse de -3,65 % (81 503 VP + VUL), là où elles étaient repli de plus de 40 % en Mai.

Type de véhicules : les VUL sortent du rouge et affichent des immatriculations en hausse de + 7,83 % (35 122 unités), tandis que les VP restent à la traîne avec une baisse des immatriculations de -10,84 % (46 381 unités).

• Côté énergies, les énergies renouvelables connaissent une envolée de leurs immatriculations, notamment les hybrides rechargeables, qui affichent un bond de +462,72 % sur un mois (2 943 VP + VUL). Le total des hybrides ressort en hausse de +139,62 % (6 865 VP + VUL). Dans le même temps, l’électrique  progresse de +22,79 % (2 963 VP + VUL).

 Quant aux modèles thermiques, ils ne connaissent pas la même évolution sur un mois. L’essence décroche de -22,79 (15 749 VP + VUL), tandis que le Diesel limite la casse avec un repli contenu à -5,23 % (55 715 VP + VUL).

....................................................

(Paris, le 2 Juin 2020)

Déconfinement partiel : peu d’impact positif sur le marché entreprise en Mai

Le marché du véhicule d’entreprise a subi une nouvelle déconvenue en Mai, malgré le redémarrage très partiel de l’activité à compter du 11. Les immatriculations sur l’ensemble du mois (et avec deux jours ouvrés de moins par rapport à 2019) s’affichent encore en fort repli : - 40,39 %, avec 44 058 VP + VUL. C'est certes moins que les -84,39 % du mois d'Avril, mais la reprise est très lente. A preuve, depuis le début de l’année, selon les statistiques de l’Arval Mobility Observatory, ce marché enregistre toujours un recul de - 39,38 % (222 482 VP + VUL). Les prochaines semaines diront si le plan de relance automobile de l’exécutif a un effet dynamique sur les entreprises, permettant d'entrevoir un réel rebond du marché.   

• Le marché entreprise en Mai

Avec deux jours ouvrés de moins par rapport à 2019 (18 contre 20) et la poursuite du confinement sur la première partie du mois, Mai n’a pas permis de rebond spectaculaire des immatriculations en entreprise.Tout au plus, un fléchissement de la baisse, avec un bilan qui reste négatif de - 40,39 %, à 44 058 VP + VUL.

Type de véhicules : les VUL font un peu mieux que les VP sur la période, avec un repli des immatriculations de -32, 22 % (19 877 unités), contre une chute de -43,76 % pour les  VP, à 24 181 unités.

• Côté énergies, à l’exception des hybrides rechargeables, qui affichent un bond spectaculaire de +160,69 % à 1 585 VP + VUL, toutes les motorisations demeurent orientées à la baisse.

L’électrique  voit ses immatriculations reculer de -18,53 % à 1 244 VP + VUL, tandis que le total des hybrides ressort en hausse de +29,46 % (3 718 VP + VUL). Les parts de marché de ces deux motorisations s’établissent respectivement à 2,82 % et 8,44 %.

Quant aux versions thermiques, elles poursuivent leur plongeon à deux chiffres : l’essence recule de - 48,80 %  (8 694 VP + VUL) et le Diesel de - 42,19 % (30 303 VP + VUL). Sur un mois, leurs parts de marché s’inscrivent respectivement à 19,73 % et 68,78 %.

• Le marché entreprise en cumul sur cinq mois (Janvier-Mai)

Sur les cinq premiers mois de 2020, le marché entreprises reste en repli de -39,38 % (222 482 VP + VUL). En comparaison, le marché automobile national s’établit lui en repli de -47 % à 605 111 unités, avec un jour ouvré de moins (103 contre 104 en 2019).

Type de véhicules : VP et VUL évoluent toujours de façon assez similaire, avec un repli de -39,73 % (128 650 unités) pour les VP et -38,91 % (93 832 unités) pour les VUL.

• Côté énergies, les motorisations alternatives sont toujours les seules à afficher des immatriculations dans le vert sur cinq mois : + 25 % pour les hybrides (15 491 VP + VUL) et +4,56 % pour l’électrique (8 546 VP + VUL).

A l’inverse, les motorisations thermiques poursuivent leur chute : -46,17 % pour l’essence (43 252 VP + VUL) et -41,76 % pour le Diesel (154 728 VP + VUL).

• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent sur cinq mois (VP + VUL inclus) à 19,44 % pour l’essence ; 69,55 % pour le diesel ; 3,84 % pour l’électrique et 6,96 % pour les hybrides.

Si l’on prend en compte uniquement le segment des VP, les parts de marché s’établissent à 30,22 % pour l’essence ; 52,94 % pour le Diesel ; 5,1 % pour l’électrique et 11,65 % pour les hybrides.

................................................

(Paris, le 4 Mai 2020)

Le confinement lamine le marché entreprise en Avril

Pas de miracle pour le marché du véhicule d’entreprise. Le confinement a fait plonger les immatriculations en Avril de -84,39 %, à 11 696 VP + VUL.  Depuis le début de l’année, selon les statistiques de l’Arval Mobility Observatory, ce marché d’ordinaire si dynamique et véritable pilier de la croissance du marché automobile national, affiche désormais un repli historique de -39,13 % (178 422 VP + VUL).  

• Le marché entreprise en Avril

Les immatriculations réalisées par les entreprises, les loueurs longue durée et les flottes publiques ont plongé en Avril, touchées de plein fouet par le confinement. La chute est de -84,39 % à 11 696 VP + VUL,  par rapport à la même période de 2019, à nombre de jours ouvrés équivalent (21). Le marché automobile national fait un peu moins bien, à -87,9 % (28 043 VP + VUL).

Type de véhicules : VP et VUL sont toujours logés à la même enseigne, avec des immatriculations laminées : -85,93 % pour les VP (6 039 unités) et -82,32 % pour les VUL (5 656 unités).

• Côté énergies, toutes les motorisations sont entraînées dans cette spirale baissière, avec des plongeons à deux chiffres. Les immatriculations de véhicules à énergies alternatives sont particulièrement touchées avec quelques centaines d’unités seulement livrées.

L’électrique  affiche ainsi un repli de -80,02 % (354 VP + VUL) et les hybrides de -84,77 % (391 VP + VUL). Au total, les parts de marché de ces deux motorisations s’établissent respectivement à 3,03 % et 3,34 %.

Dans le même temps, l’essence subit un effondrement de -84,95 % (2 578 VP + VUL), tandis que le Diesel plonge de -84,35 % (8 347 VP + VUL).

• Le marché entreprise en cumul sur quatre mois (Janvier-Avril)

Sur les quatre premier mois de 2020, le marché entreprise affiche désormais un repli de -39,13 % (178 422 VP + VUL). En comparaison, le marché automobile national s’établit lui en repli de -46,9 % (481 172 unités), avec 85 jours ouvrés (contre 84 jours en 2019).

Type de véhicules : VP et VUL subissent l’effondrement des immatriculations dans les mêmes proportions, puisque les VP enregistrent désormais un repli de -38,13 % (104 469 unités), tandis que les VUL sont en baisse de -40,49 % (73 953 unités).

• Côté énergies, les motorisations alternatives sont les seules à afficher encore une croissance sur quatre mois : + 23,65 % pour les hybrides (11 7773 VP + VUL) et +9,87 % pour l’électrique ((7 302 VP + VUL).

A l’inverse, les motorisations thermiques encaissent les conséquences du confinement et de l’arrêt de l’économie : -45,46 % pour l’essence (34 560 VP + VUL) et -41,66 % pour le Diesel (124 418 VP + VUL).

• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent sur quatre mois (VP + VUL inclus) à 19,37 % pour l’essence, 69,73 % pour le diesel, 4,1 % pour l’électrique et 6,6 % pour les hybrides.

Si l’on prend en compte uniquement le segment des VP, les parts de marché s’établissent à 29,73 % pour l’essence, 53,90 % pour le Diesel, 5,45 % pour l’électrique et 10,85 % pour les hybrides.

............................................

(Paris, le 1 avril 2020)

Le Covid-19 plombe le marché entreprise au premier trimestre

Le marché du véhicule d’entreprise n’a pas tardé à subir de plein fouet les conséquences de l’épidémie de Covid-19. En l’espace de quatre petites semaines (le mois de mars), il a balayé la légère croissance affichée depuis le début de l’année. Fin Mars et sur le premier trimestre, les immatriculations de VP et VUL, selon les statistiques de l’Arval Mobility Observatory, ont plongé de -23,6 % (166 727 unités). Les VP chutent sur la même période de -21,85 % (98 430 unités) et les VUL de -25,9 % (68 297 unités). 

• Le marché entreprise en Mars

Les immatriculations réalisées par les entreprises, les loueurs longue durée et les flottes publiques se sont effondrées en l’espace de quatre semaines, à -63,49 % (30 709 VP + VUL), par rapport à la même période de 2019, et malgré un jour ouvré de plus (22 contre 21 en 2019). 

Le confinement décrété à partir du 17 mars à midi et les fermetures des concessions et autres entreprises qui en ont découlé, ont donné un coup d’arrêt spectaculaire à l’activité. Pour rappel, dans le même temps, le marché automobile national s’est effondré, lui, de -70,95 % (79 516 VP + VUL). 

• Type de véhicules : VP et VUL sont logés à la même enseigne, avec des immatriculations en chute libre de -63,81 % côté VP (17 956 unités) et -63,04 % pour les VUL (12 753 unités).

• Côté énergies, les motorisations alternatives tirent une nouvelle fois leur épingle du jeu avec des immatriculations, certes en chute, mais dans une moindre mesure que les motorisations thermiques.
 
L’électrique  affiche un repli de -11,29 % (1 932 VP + VUL) et les hybrides de -13,78 % (2 177 VP + VUL). Les parts de marché de ces deux motorisations s’établissent respectivement à 6,29 % et 7 %. 
 
L’essence, pour sa part, subit un tsunami avec -68,78 % (6 118 VP + VUL), tandis que le Diesel plonge de -65,87 % (20 378 VP + VUL). 

• Le marché entreprise en cumul sur trois mois (Janvier-Mars)

Sur les trois premiers mois de 2020, le marché entreprise plonge de -23,6 % (166 727 VP + VUL). En comparaison, le marché automobile national s’établit lui en repli de -32,87 % (453 121 unités), avec 64 jours ouvrés (contre 63 jours en 2019). Même dans cette période de crise, le secteur de l’entreprise joue un rôle d’amortisseur pour les constructeurs automobiles.

• Type de véhicules : VP et VUL subissent l’effondrement des immatriculations dans les mêmes proportions, puisque les VP affichent une chute de -21,85 % (98 430 unités) quand les VUL enregistrent pour leur part un repli de -25,99 % (68 297 unités). Là encore, le marché entreprise résiste mieux que le marché national dont les immatriculations de VP plongent de -34,09 % (364 679 unités) et de VUL de -27,3 % (88 442 unités).

• Côté énergies, les motorisations alternatives sont les seules à enregistrer des immatriculations en hausse sur le premier trimestre. Les hybrides affichent ainsi un bond des immatriculations de +63,68 % avec 11 382 (VP + VUL), tandis que sur l’électrique, la hausse s’établit à + 42,55 % (6 948 VP + VUL).

A l’inverse, les motorisations thermiques sont à l’arrêt, que ce soit pour l’essence (-30,8 % à 31 983 VP + VUL) que pour le diesel (- 27,41 % à 116 068 VP + VUL).

• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent à la fin du premier trimestre (VP + VUL inclus) à 19,18 % pour l’essence, 69,62 % pour le diesel, 4,17 % pour l’électrique et 6,8 % pour les hybrides.

Si l’on prend en compte uniquement le segment des VP, les parts de marché s’établissent à 29 % pour l’essence, 54,25 % pour le Diesel, 5,52  pour l’électrique et 11,13% pour les hybrides.

On constate que, Covid-19 ou pas, les motorisations alternatives poursuivent leur croissance au sein des flottes d’entreprises, avec des parts de marché inédites jusqu’alors. 

..............................................

(Paris, le 2 mars 2020)

Le marché entreprise redresse la barre en Février

Le marché du véhicule est reparti sur les chapeaux de roues, après un mois de Janvier décevant. En Février, les immatriculations de VP et VUL, selon les statistiques de l’Arval Mobility Observatory, ont progressé de + 9,8 % (75 526 unités). Depuis le début de l’année en cumul, le marché est aussi dans le vert, en hausse de +1,41 % (136 014 VP + VUL)

• Le marché entreprise en Février

Les immatriculations réalisées par les entreprises, les loueurs longue durée et les flottes publiques sont reparties nettement à la hausse en Février, avec une progression de + 9,8 % (75 526 VP + VUL) par rapport à la même période de 2019, et à nombre de jours ouvrés équivalent (20).

Type de véhicules : VP et VUL sont orientés à la hausse, avec des immatriculations en croissance de + 14,51 % pour les VP (45 397 unités) et de + 3,39 % pour les VUL (30 129 unités).

• Côté énergies, les motorisations alternatives tirent une nouvelle fois leur épingle du jeu avec des immatriculations encore en forte hausse pour l’électrique (+ 90,52 % à 2 732 VP + VUL) et un bond spectaculaire des hybrides (+ 133,68 % à 4 982 VP + VUL).

Les parts de marché de ces deux motorisations restent bien orientées, à 3,62 % pour l’électrique et 6,6 % pour les hybrides.

L’essence, pour sa part, retrouve des couleurs avec une croissance des immatriculations de +8,17 % (15 070 VP + VUL). La reprise est visible à la fois sur les VP (+ 7,45 % à 13 310 unités) que sur les VUL (+13,92 % à 1 760 unités).

Le diesel affiche aussi des performances dans le vert, avec une progression des immatriculations sur un mois de +2,77 % (52 599 VP + VUL). Là encore, VP comme VUL affichent des résultats en croissance : + 3,07 % pour les VP (25 127 unités) et + 2,49 % pour les VUL (27 472 unités).

• Le marché entreprise en cumul sur deux mois (Janvier-Février)

Sur les deux premiers mois de 2020, le marché entreprise reprend sa marche en avant avec une progression des immatriculations de +1,41 % (136 014 VP + VUL). En comparaison, le marché automobile national s’établit lui en repli de -6,9 % sur la même période à nombre de jours ouvrés comparable (42 jours). Comme l’an passé, c’est bel et bien le secteur de l’entreprise qui tire l’activité des constructeurs automobiles.

Type de véhicules : VP et VUL n’évoluent pas dans le même sens, puisque les VP affichent une hausse de +5,42 % (80 474 unités), tandis que les VUL restent dans le rouge avec un repli de -3,88 % des immatriculations (55 540 unités).

• Côté énergies, les motorisations alternatives recueillent les fruits de la transition énergétique engagée par les entreprises et les flottes publiques. Les hybrides affichent un bond des immatriculations de +107,68 % à 9 198 (VP + VUL), tandis que dans l’électrique, la progression s’établit à + 86,24 % (5 021 VP + VUL).

A l’inverse, les motorisations thermiques sont à l’arrêt, tant pour l’essence (-2,93 % à 25 864 VP + VUL) que pour le diesel (- 4,51 % à 95 680 VP + VUL).

• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent sur deux mois (VP + VUL inclus) à 19,02 % pour l’essence, 3,69 % pour l’électrique, 6,76 % pour les hybrides et 70,35 % pour le diesel.

..........................................

(Paris, le 4 février 2020)

Coup d’arrêt prévisible du marché entreprise en janvier

Sans surprise, les immatriculations de véhicules d’entreprise ont connu un coup d’arrêt sur janvier 2020. La fin de l’année 2019 avait été spectaculaire, permettant au secteur d’afficher une croissance à deux chiffres (+10,4 %) et de signer la quatrième année record consécutive.

En janvier, le soufflé est nettement retombé ; selon les chiffres de l’Arval Mobility Observatory, 60 493 VP et VUL ont été immatriculés, soit un repli de -7,42 % par rapport à la même période de 2019.

Toutefois, même en repli, le marché entreprise résiste mieux que le marché national, dont les immatriculations affichent un repli de -12,7 % sur la même période et -13,4 % sur le seul segment des VP.

La nouvelle grille de malus, l’entrée en vigueur des nouvelles normes européennes CAFE (qui obligent les constructeurs à présenter une gamme émettant en moyenne 95 gr de CO2 par km) et le coup de rabot sur les bonus électriques, contribuent à brouiller la visibilité des entreprises, qui ont au contraire besoin de mesures pérennes pour prendre des décisions les engageant sur plusieurs années.

Type de véhicules : le mois dernier, les VP ont mieux résisté que les VUL, puisque leurs immatriculations ont reculé de -4,41 % à 35 077 unités, tandis que celles des VUL ont fléchi de -11,28 % à 25 416 unités.

• Côté énergies, les motorisations alternatives tirent leur épingle du jeu avec des immatriculations en très forte hausse pour l’électrique (+81,38 % à 2 289 VP + VUL) et un bilan très favorable également pour les hybrides (+ 83,33 % à 4 211 VP + VUL).

Cette envolée des immatriculations (alors même que les bonus à l’achat d’électriques ont été divisés par deux) pousse mécaniquement les parts de marché de ces motorisations propres. L’électrique passe à 3,78 % de part de marché tandis que les hybrides frôlent les 7% (6,96%).

Cette forte progression des immatriculations électriques est toutefois à relativiser et devra être confirmée dans les prochains mois pour marquer un vrai changement de tendance. En effet, avec l’entrée en vigueur des normes CAFE, les constructeurs ont eu la tentation de bloquer les livraisons en fin d’année, afin d’afficher des normes proches de 95g de CO2 par kilomètre début 2020 et d’êtres ainsi « dans les clous » de la nouvelle règlementation.

L’essence est en tout cas la grande perdante du mois, avec un repli des immatriculations de -15,16 % % à 10 785 VP + VUL. Cette motorisation baisse à la fois sur les VP (-14,05 % à 9 694 unités) que sur les VUL (-23,92 % à 1 091 unités).

Le diesel enregistre aussi un mauvais mois de janvier avec une chute des immatriculations de -12,09 % (43 090 VP + VUL). Aucun segment n’est épargné, avec un recul de -11,30 dans les VUL (23 542 unités) et de -13,01 % dans les VP (19 548 unités).

• Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent fin janvier (VP + VUL inclus) à 17,83 % pour l’essence, 71,23 % pour le diesel, 3,78 % pour l’électrique et 6,96 % pour les hybrides, dont 4,91 % pour les hybrides non rechargeables.